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Prothèse totale de la hanche

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CHIRURGIE DE LA HANCHE : La prothèse totale de hanche (PTH)

 

INTRODUCTION

La prothèse totale de hanche (PTH) permet de remplacer l’articulation de la hanche qui est déficiente et douloureuse responsable d’impotence fonctionnelle.

L’intervention qui existe depuis de nombreuses années (peut être même dans l’antiquité puisqu’on a retrouvé des momies égyptiennes porteuses de prothèse de hanche en ivoire), en fait existe réellement depuis les années 5O (JUDET) et plus particulièrement les années 6O avec CHARNLEY et MAC KEE FARRAR.

Sont posées environ 15O OOO prothèses de hanches par an en France.

La hanche est l’articulation qui relie le membre inférieur au tronc (bassin), la partie articulaire arrondie du bassin (chapeau de la PTH) s’appelle le cotyle, il s’articule avec la boule de la tête du fémur qui est réliée à celui-ci par le col (zone fragile qui se fracture lors de chutes chez le sujet âgé).


LES INDICATIONS CHIRURGICALES SONT :

Principalement la coxarthrose qui est une dégradation progressive du cartilage avec raideur, douleurs et impotence survenant chez le sujet plus ou moins âgé et parfois d’origine héréditaire.

L’ostéonécrose de la tête fémorale c’est à dire effondrement de la tête responsable de douleurs et d’impotence fonctionnelle.

Certaines maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante…).

Les fractures du col du fémur chez les sujets déjà arthrosiques.


L’INTERVENTION

Avant celle-ci, sera demandé un bilan pré-opératoire complet, cardiologique, anesthésique, sanguin et surtout la recherche de phénomènes infectieux qui sont souvent présents chez le patient, (dents, poumons et urines…)  et qui, par fixation des microbes sur la PTH, seraient responsables de douleurs et/ou de décellemment de la prothèse (infection nosocomiale).

Depuis plus de 25 ans le Dr Eric GRANIER implante des PTH.

Il s’agit d’une prothèse avec un implant non cimenté au niveau du cotyle. (fixation osseuse par hydroxy-apatite) et d’une tige cimentée au niveau du fémur pour éviter les douleurs osseuses post-opératoire.

En post opératoire immédiat on pourra récupérer une partie des globules rouges perdus lors de l’intervention par un système de cell saver.

Après un passage d’une heure ou deux en salle de réveil, le patient regagne sa chambre, il sera levé le lendemain matin au fauteuil, le début de la marche sera pratiqué au deuxième jour, l’ablation du redon (système évitant les hématomes) au troisième jour.

Sortie le plus souvent à domicile entre le quatrième et le huitième jour où le patient sera suivi par son médecin traitant, son infirmière (qui réalisera les pansements et le traitement anti-coagulant afin d’éviter tout problème thromboembolique) et son kinésithérapeute qui fera à domicile des séances de rééducation au nombre de 3 par semaine environ.

Le patient pourra retrouver son autonomie entre un et trois mois en fonction de son âge et de son handicap.